D'Algérie

  • : Blog consacré au livre D'Algérie, bande dessinée de Morvandiau, en librairie le 16 novembre 2007.

Filmographie

Mardi 3 mars 2009

Le Monde
publie des photographies de Joel Saget prises en Afghanistan et commentées par Laurent Gervereau
(historien dont j'ai découvert le travail par le biais de l'intérêt qu'il porte à celui de Topor) : "Ces images font songer aux images de propagande de la guerre d'Algérie."

Au delà des images triées et lissées qui caractérisent de façon assez partagée les périodes contemporaines de guerre, le documentaire de Patrick Rotman L'ennemi intime constitue un élément éclairant sur les faits de torture officiellement couverts lors de la guerre d'Algérie mais aussi sur la façon dont la société française les a longtemps perçus et refoulés.

A ce titre, un article de l'Humanité, (en date du 23/02/09), dénonçait le relais donné au discours unilatéral de représentants d'anciens combattants français par le site web de la Préfecture du Gers. Relatant notamment la guerre d'Algérie, celui-ci n'utilisait par exemple à aucun moment le terme de "torture". Le texte incriminé est aujourd'hui supprimé.

Par Morvandiau
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Mardi 14 octobre 2008
Si The Big Red One - en français Au-delà de la gloire - est un film qui commence en 1918, Samuel Fuller y retrace ses propres souvenirs au sein de l'armée américaine lors de la 2ème guerre mondiale.
J'avais vu - et quasi oublié pour tout dire - ce film avant de me lancer dans la réalisation D'Algérie. J'ai récemment redécouvert avec plaisir l'étonnant parcours des quatre soldats qui débarquent en 1942 en Algérie - où, si l'on en croit Fuller, les Français et les Américains fraternisent après quelques échanges de coups de feu - avant de débarquer en Sicile puis en Normandie avant de traverser la Belgique, l'Allemagne et la Tchécoslovaquie.
Outre Fuller, dont le personnage de jeune romancier sarcastique est reconnaissable à son incontournable cigare, le jeune sicilien qui négocie l'enterrement de sa mère
de façon cocasse - fellinienne oserais-je dire - contre des informations militaires et la surprenante Marthe Villalonga - qui démasque un espion allemand à sa manière de manger ! - ce film de guerre américain parvient à dégager une vision originale et incarnée de cette période.



Par Morvandiau
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Mercredi 6 février 2008
undefined Connu internationalement comme cinéaste militant - et en Italie comme le frère de Bruno Pontecorvo, physicien nucléaire passé à l'Est en 1950 - Gillo Pontecorvo réalise La bataille d'Alger en 1965.

Avec un réalisme atmosphérique assez saisissant - le film sera utilisé par les militaires américains se formant à la guerre subversive - il retrace la bataille qui oppose en 1957 les parachutistes de Massu aux membres du FLN d'Alger, parmi lesquels les figures emblématiques d'Ali la Pointe et Yacef Saadi. Celui-ci, en plus d'y camper son propre rôle, est producteur du film. René Vautier, partie prenante de l'émergence du cinéma algérien, évoque dans ses Mémoires les circonstances tumultueuses de cette production, Yacef Saadi et lui-même quittant le président Ben Bella et son directeur de cabinet  avec un (gros) paquet d'argent liquide (afin de contourner les lenteurs administratives qui rendaient fou furieux Saadi !).

Recevant le Lion d'Or à la Mostra de Venise en 1966, le film devra attendre 1971 pour sortir normalement dans les salles françaises.

Les amateurs noteront au générique la présence musicale d'Ennio Morricone.
Par Morvandiau
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