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Je n'avais pas lu de bouquin de Tardi depuis fort longtemps (le dernier, un Adèle Blanc-sec probablement).
C'est mal car c'est très bien.
J'ai rattrapé un peu de retard pendant les vacances en lisant quelques Nestor Burma et en commençant sa série, co-écrite avec Jean Vautrin, Le cri du peuple (pas encore lu le tome 4, le dernier, mais ça ne saurait tarder).
Est-ce le fait de l'adaptation littéraire ? Tous ces livres (les Nestor Burma - d'après Léo Malet - inclus) sont assez denses et bavards - ce qui, en l'occurence, m'apparaît une qualité. J'avais oublié, sans méconnaître sa sensibilité politique, la façon dont Tardi traitait de récits à fort ancrage social et historique. Si les références à la guerre d'Algérie sont en second plan dans les aventures du détective Burma dans les années 50, le cri du peuple traite directement des évènements de la Commune de 1871.
La violente répression de celle-ci amène à la déportation d'une partie de ses acteurs en Nouvelle-Calédonie. En Algérie, la même année, les responsables d'un
soulèvement populaire anti-colonialiste subissent le même sort.
Avant ça, alors que les régimes et les dirigeants se succèdent en métropole, nombre d'opposants au pouvoir sont déportés en Algérie. Ils constituent l'une des composantes historiques des (futurs) "pieds-noirs" et connaîtront un sentiment de décalage grandissant avec la politique métropolitaine.



Tag(s) : #généralités

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