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" Si les journalistes ne comprennent pas ce qu'est le salut public, videz-les ! "

" Les médias ne sont ni alliés, ni adversaires, ils n'ont ni coeur ni raison. Ils sont comme des chaudières. Si vous êtes celui qui met du combustible, vous existez... "

35 années séparent ces deux citations (extraites de TF1, un pouvoir ).

La première est une réplique de Charles de Gaulle à Alain Peyrefitte le 25 avril 1962. Ce dernier est alors secrétaire d'Etat à l'Information - avant d'en être nommé ministre en décembre de la même année. En tant que tel, il assurera la tutelle de l'ORTF dont les missions, définies par la loi, sont claires : "satisfaire les besoins d’information, de culture, d’éducation et de distraction du public".
(Alain Peyrefitte se rendra définitivement célèbre en étant ministre de l'Education jusqu'en mai 68).

La deuxième citation, datée du 22 janvier 1997, est due à Nicolas Sarkozy pas encore président mais déjà fin communicant au regard du fonctionnement médiatique général.

L'instrumentalisation des médias par le pouvoir est à la fois une tarte à la crème digne d'un sujet du bac et
une réalité toute en continuité ! Pierre Péan et Christophe Nick, auteurs du TF1, un pouvoir sus-cité, montrent comment la guerre d'Algérie - et le développement de la télévision dans les foyers - constitua un tournant dans le traitement médiatique de l'actualité en général et audiovisuel en particulier.

On a vu ce que l'affaire dite "des caricatures" avait provoqué comme déferlement de soutiens et déclarations
de toutes parts dont la très opportune "je préfère l'excès de caricature à l'excès de censure" du même Sarkozy.

On voit aussi - si nos lunettes ne sont pas trop embuées par l'atmosphère ambiante - comment l'humour et les commentaires ironiques relatifs à une vieille tradition française du contrôle au faciès sont parfois (souvent) traités, dans les faits, avec un esprit d'ouverture beaucoup plus limité que ne le laissent supposer les déclarations officielles.

Le dessin polisson policier de l'ami Placid, qui donna lieu à la publication de l'ouvrage Tous coupables,  fut un exemple parmi d'autres de cet insidieux décalage des frontières du non-dit.

Alors que
des chiens policiers ont peut-être brûlé au centre de rétention de Vincennes, le collectif de soutien aux sans-papiers de Rennes s'escrime à persévérer dans un humour incompris des services de la PAF (Police Aux Frontières pour les intimes).

L'excès de caricature connaît des limites.
On n'y peut rien non plus si les bougnoules se ressemblent tous.
Tag(s) : #généralités

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