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undefinedEn mai 1945, les massacres de Sétif constituent pour beaucoup d'Algériens le déclic de leur engagement nationaliste ou de la radicalisation de ce dernier. Selon toute vraisemblance, ils conditionnent en partie le choix de mes grands-parents de (re)venir en "métropole" dès 1949.


D'Algérie ne me semble pas constituer une bande dessinée historique.
Du moins dans le sens communément admis par les amateurs du genre.
Certes, la place donnée aux évènements historiques est conséquente et, parfois, d'une tonalité didactique. Bien sûr, le lecteur peut découvrir ou retrouver là une matière commune à l'Histoire de la France et de l'Algérie.
C
ependant, le fil conducteur de mon travail de recherche et de documentation demeure  l'histoire de ma famille - ses questions, ses convictions, ses motivations, ses divergences, sa culture, (...) - et la (ma) question identitaire qui s'y rapporte.

Elaborant ce livre, je n'ai pas ressenti le besoin de me rendre en Algérie (où je n'ai donc voyagé qu'une seule fois, en 1988). Au contraire, il m'a paru plus pertinent et juste - dans la logique reconstitutrice de la mémoire et parce que la bande dessinée est un puissant facteur d'évocation - de travailler à partir de sources à ma portée sensible et géographique.

Les questions relatives à l'Algérie contemporaine se sont, de ce fait, posées de manière plus accrue. Autant la connaissance de l'Histoire - de la colonisation à la guerre d'indépendance - bénéficie du recul des années, de l'ouverture de certaines archives et d'une bibliographie copieuse aux sources assez diverses, autant l'analyse et la compréhension d'évènements récents est soumise à la lorgnette souvent réductrice du présent.
L'Algérie contemporaine m'intéressait directement du fait de l'assassinat de mon oncle Jean à Tizi-Ouzou en 1994.  Cet épisode tragique fut le premier à me faire envisager la réalisation d'un récit en bande dessinée en lien avec l'Algérie. Mon intention n'était évidemment pas de mener une enquête criminelle mais plutôt de tenter d'appréhender le contexte général qui avait permis cet acte.

Parmi les documents utilisés, et bien que mon intention spécifique - je l'ai dit - ne soit pas de trouver le nom d'un coupable, Françalgérie - Crimes et mensonges d'Etats, revient assez précisément sur l'assassinat de mon oncle et de ses confrères. Et surtout, plus largement, sur les rapports troubles impliquant états, services secrets et mouvements islamistes.
Source de controverses, parce que réalisé sous anonymat par des membres revendiqués de l'armée algérienne, le site du MAOL (Mouvement Algérien des Officiers Libres) est l'une des références, parmi beaucoup d'autres, des auteurs du livre précédemment cité.
Algeria-Watch est une association créée en Allemagne en 1997 dont le site couvre l'actualité algérienne sous l'angle des droits humains.

Je reviendrai plus tard sur les documents liés à l'Algérie contemporaine.

En attendant, je serai demain, vendredi, et samedi à Toulouse, la semaine prochaine à Angoulême. D'autres rencontres devraient avoir lieu ailleurs en février. Tous les détais ici.



Tag(s) : #généralités

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