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J'ai déjà évoqué ici l'influence, directe ou pas, qu'a pu exercer sur D'Algérie l'attitude du chercheur en sciences humaines, à la fois personnellement impliqué dans l'objet de son étude (ou est-ce l'étude de son objet ?) et en réflexion permanente.
Plusieurs lecteurs m'ont demandé si j'étais retourné en Algérie durant l'élaboration de mon livre, soit par envie, soit par nécessité documentaire.
Le seul voyage que j'y ai effectué, voyage que je relate dans le livre, date de 1988.
Je n'ai non seulement pas éprouvé le besoin d'y voyager à nouveau mais ai plutôt, par ce biais, tenté de me préserver de toute nostalgie : celle-ci risquait bel et bien d'être aussi artificielle que déroutante.
Face au caractère souvent poignant des témoignages familiaux que j'ai pu recueillir, il s'agissait, sans
bien sûr y être insensible, de ne pas oublier le point de vue choisi : le mien.
Français né plus de dix ans après l'indépendance de l'Algérie, j'ai grandi en Bretagne, région où, selon la formule, il fait beau plusieurs fois par jour.
Que faire LÀ et MAINTENANT avec ce que je suis m'apparait être la seule question qui vaille.

couv-numero18.gif Malik Nejmi se pose lui aussi la question de l'héritage et de l'identité.
En 2001, alors que l'oeil électrique était encore un magazine, son comité de rédaction a reçu par la poste des photographies si étonnantes d'intensité qu'il a proposé à Malik de faire la couverture du numéro suivant.

Aux dernières nouvelles, Malik sera présent ce soir - jeudi 13 décembre - à Khiasma pour parler de son livre El Maghreb publié encore et toujours par l'oeil électrique éditions.

Amis parisiens, si vous ne venez pas pour moi (snif), venez pour lui, il parle formidablement de son travail !

Tag(s) : #work in progress

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