A propos de René Vautier, vous pouvez aller voir là une interview
récente réalisée par Philippe Maréchal.
En plus d'une filmographie documentaire que je vous présenterai bientôt, je reviendrai sur les premières réactions suscitées par le livre... dès que je trouve un peu de temps cette
semaine!
Pour parler de vive voix de et autour D'Algérie, deux rencontres sont prévues la semaine prochaine.
L'une pour les parisiens, l'autre pour les rennais.
Mon père, Maison-Carrée (aujourd'hui El Harrach),
vers 1940-41.
Jeudi 13 décembre à 18h à l'invitation de Khiasma, dans le cadre du festival
transdisciplinaire RELECTURES dont la thématique est "Quelle famille?".
Vendredi 14 décembre à 20h30 à la librairie la Cour des Miracles.
Tout ceci en entrée libre avec tous les détails ici.
Dans son livre La guerre invisible - Algérie, années 90, Benjamin Stora pointe les différences
et les similitudes de la guerre d'indépendance et de celle qui secoua l'Algérie à partir de 1992. Dans les deux cas - parce qu'on ne voulait pas, pour des raisons idéologiques et stratégiques, les
qualifier en tant que telles - ces deux guerres ont connu un traitement médiatique fortement marqué par la censure. A ce titre, les témoignages audiovisuels, photographiques ou dessinés, autres que
ceux étroitement contrôlés par les forces en présence, sont donc rares.
Le suisse Michael Graffenried est cité par Benjamin Stora comme étant "l'unique photographe occidental à
s'être rendu dans ce pays" lors des années 1990.
Parmi l'iconographie que j'ai par ailleurs consultée - et parfois redessinée (ci-dessus par exemple) - se trouvent les
photographies d'Elie Kagan prises à Paris lors des ratonnades policières d'octobre 1961. Certaines d'entre elles sont, à l'époque, publiées en Une de
France-Observateur ou de Témoignage chrétien.
L'historien Jean-Luc Einaudi, qui travailla à faire émerger le souvenir et la réalité de ces évènements tragiques, utilisa lui-aussi une de ces images sur la couverture de son
ouvrage-référence La bataille de Paris paru en 1991.
Les Mémoires du cinéaste René Vautier mais aussi, pour son bref mais pertinent rappel sur l'histoire de la
télévision française, TF1, un pouvoir de Pierre Péan et Christophe Nick ont également constitué
une part de ma documentation.
L'idée du livre D'Algérie est née en 2003. Il m'a fallu du temps pour, conjointement, préciser mon projet, sa tonalité, et digérer puis
synthétiser les documents glanés, lus ou vus ici et là.
Comme pour mes livres précédents, bien qu'il soit très différent de ceux-ci, j'ai dû m'efforcer d'avoir en tête une voix
et un ton particuliers qui me permettraient de borner son écriture.
Bref, de trouver la distance nécessaire. L'expérience de chercheurs en sciences humaines me fut, de ce point de vue, d'un grand secours.
Comme Pierre Bourdieu, d'autres - Germaine Tillion, Romain Bertrand ou Clarisse Buono - m'ont donc mâché le boulot !
Les plus curieux d'entre vous auront déjà visionné ici un documentaire sur l'ethnologue Germaine
Tillion (dont il semble difficile de ne pas être admiratif).
Par ailleurs, le fort intéressant site Études Coloniales m'a permis de découvrir le travail de Romain Bertrand.
Enfin, certaines dates devant se préciser dans les jours qui viennent, je vous invite à garder un oeil sur mon agenda.
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J'ai entendu ça ce week-end lors d'une de mes dédicaces à Paris.
C'est ce que disait une mère à son fils en passant dans le rayon bande dessinée de la librairie.
Sans rapport avec D'Algérie - si ce n'est que je dus cesser ma collaboration à ce journal pour cause de bouclage du livre - le dernier numéro du Tigre est
arrivé ce matin dans ma boîte à lettres. Un "curieux journal curieux", sans publicité et en kiosque, c'est trop rare pour ne pas aller voir.
Si tous les parisiens du monde voulaient venir le
vendredi 23 novembre à 19h au Monte en l'Air
puis le samedi 24 novembre à 15h à la librairie Album (Bercy) ça me donnerait vraiment une très bonne raison de venir à Paris.
Les détails là.
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J'ai évoqué ici un film de Norman Mc Laren vu il y a quelques années et dont j'ai
oublié le nom... J'en ai tellement oublié le nom qu'il ne s'agit probablement même pas d'un film de Norman Mc Laren!
Une lectrice attentive me signale que le cinéaste néo-zélandais Len Lye, contemporain de Mc Laren, est probablement l'auteur du film auquel je
pensais en élaborant le découpage de mon livre. Contrairement à Mc Laren, celui-ci a bien réalisé un film du même tonneau expérimental sur une musique de Sonny Terry. Le morceau s'appelle
Fox Chase et le film, qui date de 1952 et dure 3 minutes, Colour cry.
Comme je n'ai pu le retrouver, en voici un autre du même Len Lye, intitulé A Colour box (1935).
Avec un titre pareil, on pourrait croire que je me lance dans une thèse.
Or il s'agit juste de vous annoncer deux publications et un complément à mes lectures.
Le deuxième tome de la passionnante biographie en bande dessinée du chimiste juif allemand Fritz Haber, réalisée par David Vandermeulen, sera en librairie le mercredi 21 novembre.
Comme David l'écrit justement sur son blog : "Le véritable moteur de mon travail, la question par laquelle tout est né, c'est la question
identitaire."
Sur le ton plus sarcastique qui caractérise une part de leur catalogue, les éditions Flblb font également
paraître un tome 2. Celui de la Petite histoire des colonies françaises de Grégory Jarry et Otto T.
Eglise Notre Dame d'Afrique, Alger.
Je complète par ailleurs ma rubrique Lectures en présentant quelques-unes d'entre elles relatives à l'Eglise catholique et l'Algérie.
Le cinéaste Norman Mc Laren a beaucoup travaillé sur les rapports de l'image et du son, notamment en réalisant des films sans caméra par le
grattage et le dessin sur la pellicule, généralement géométriques et abstraits. En élaborant le découpage
des pages D'Algérie (ci-dessus), j'ai souvent eu en tête l'un de ses films réalisé avec l'harmoniciste de blues Sonny Terry
que j'ai vu il y a pas mal d'années... J'en ai oublié le titre mais l'esprit de ce court-métrage est proche de celui ci-dessous.