D'Algérie

  • : Blog consacré au livre D'Algérie, bande dessinée de Morvandiau, en librairie le 16 novembre 2007.

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Jeudi 31 janvier 2008
Un jeu de mots digne de Libération pour vous faire savoir que le festival d'Angoulême est une rude épreuve pour tout esprit sain.

L'auteur de bande dessinée (de surcroît coorganisateur d'évènements) en rapporte généralement beaucoup de fatigue, pas mal de contacts, du boulot (parfois), des cartons de livres achetés, des sacs de livres offerts et, rassure-toi lecteur inquiet, un brin de gaieté au coeur.

Bref, pas trop eu le temps de vous livrer d'autres mystères relatifs à l'élaboration D'Algérie mais l'occasion de rappeler aux rennais-es ma présence (dimanche qui vient, l'après-midi) au festival Plumes Rebelles, à l'invitation de la librairie Alphagraph.



par Morvandiau publié dans : généralités
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Mercredi 23 janvier 2008
Entre Alger et le Berry (en gros) se trouve la charmante bourgade d'Angoulême.

Durant le fameux festival, se tiendront, vendredi 25 janvier, deux rencontres autour D'Algérie (l'une avec France Culture, l'autre avec les éditions Flblb).

Tous les détails dans l'Agenda.

par Morvandiau publié dans : C'est officiel!
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Jeudi 17 janvier 2008
undefinedEn mai 1945, les massacres de Sétif constituent pour beaucoup d'Algériens le déclic de leur engagement nationaliste ou de la radicalisation de ce dernier. Selon toute vraisemblance, ils conditionnent en partie le choix de mes grands-parents de (re)venir en "métropole" dès 1949.


D'Algérie ne me semble pas constituer une bande dessinée historique.
Du moins dans le sens communément admis par les amateurs du genre.
Certes, la place donnée aux évènements historiques est conséquente et, parfois, d'une tonalité didactique. Bien sûr, le lecteur peut découvrir ou retrouver là une matière commune à l'Histoire de la France et de l'Algérie.
C
ependant, le fil conducteur de mon travail de recherche et de documentation demeure  l'histoire de ma famille - ses questions, ses convictions, ses motivations, ses divergences, sa culture, (...) - et la (ma) question identitaire qui s'y rapporte.

Elaborant ce livre, je n'ai pas ressenti le besoin de me rendre en Algérie (où je n'ai donc voyagé qu'une seule fois, en 1988). Au contraire, il m'a paru plus pertinent et juste - dans la logique reconstitutrice de la mémoire et parce que la bande dessinée est un puissant facteur d'évocation - de travailler à partir de sources à ma portée sensible et géographique.

Les questions relatives à l'Algérie contemporaine se sont, de ce fait, posées de manière plus accrue. Autant la connaissance de l'Histoire - de la colonisation à la guerre d'indépendance - bénéficie du recul des années, de l'ouverture de certaines archives et d'une bibliographie copieuse aux sources assez diverses, autant l'analyse et la compréhension d'évènements récents est soumise à la lorgnette souvent réductrice du présent.
L'Algérie contemporaine m'intéressait directement du fait de l'assassinat de mon oncle Jean à Tizi-Ouzou en 1994.  Cet épisode tragique fut le premier à me faire envisager la réalisation d'un récit en bande dessinée en lien avec l'Algérie. Mon intention n'était évidemment pas de mener une enquête criminelle mais plutôt de tenter d'appréhender le contexte général qui avait permis cet acte.

Parmi les documents utilisés, et bien que mon intention spécifique - je l'ai dit - ne soit pas de trouver le nom d'un coupable, Françalgérie - Crimes et mensonges d'Etats, revient assez précisément sur l'assassinat de mon oncle et de ses confrères. Et surtout, plus largement, sur les rapports troubles impliquant états, services secrets et mouvements islamistes.
Source de controverses, parce que réalisé sous anonymat par des membres revendiqués de l'armée algérienne, le site du MAOL (Mouvement Algérien des Officiers Libres) est l'une des références, parmi beaucoup d'autres, des auteurs du livre précédemment cité.
Algeria-Watch est une association créée en Allemagne en 1997 dont le site couvre l'actualité algérienne sous l'angle des droits humains.

Je reviendrai plus tard sur les documents liés à l'Algérie contemporaine.

En attendant, je serai demain, vendredi, et samedi à Toulouse, la semaine prochaine à Angoulême. D'autres rencontres devraient avoir lieu ailleurs en février. Tous les détais ici.



par Morvandiau publié dans : généralités
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Mardi 8 janvier 2008
Marie-et-Louis-1.jpgundefined
NB : On notera que les contraintes techniques du blog (que je maîtrise de piteuse façon) m'amènent à placer l'une sous l'autre ces deux pages fonctionnant en double dans l'ouvrage.

Le temps de réalisation effectif de mon livre aura été assez court relativement à la durée nécessaire de documentation et de maturation (soit près de 4 ans et demi). Les pages d'introduction ont été écrites et dessinées durant l'été 2005 puis tout le reste du livre m'a demandé environ 5 mois de travail intensif d'écriture (entre mai et septembre 2007) - qui inclut la partie graphique, dessin et découpage, de la bande dessinée.

Certains lecteurs me demandent comment j'ai choisi tel ou tel "style" de dessin.
La réponse est à la fois très simple et compliquée.
Comme lecteur et comme auteur, la question du "style" en bande dessinée - et les archétypes qu'il véhicule - m'est toujours apparue un peu artificielle : le style est-il réaliste ? franco-belge ? gros nez ou belle pépée ?...
Les chroniqueurs les plus ineptes n'hésitent
d'ailleurs pas à parler généralement de "style bande dessinée"... Le style "architecture" ou "peinture", ça vous dit quelque chose ?!

La cohérence du propos avec son moyen d'expression - et le plaisir et le sens qu'on peut en tirer - m'apparaissent primordiaux. Se poser a priori la question du style me paraît figer cette expressivité de manière laborieuse. Je me permets de vous renvoyer ici à la
précédente citation de Dubuffet.

Dans D'Algérie, mes sources iconographiques ont conditionné en partie ma façon de travailler :
dessin de mémoire ou d'imagination, dessin d'après photo, d'après film ou d'après croquis de photo ou de vidéo... le filtre de la représentation a varié, à l'image du filtre de la mémoire, mémoire historique, mémoire personnelle ou souvenirs des témoins interviewés. Les différents niveaux de questionnement intrinsèques au processus de bande dessinée - tonalité, informations incontournables, lisibilité, fluidité, effort demandé au lecteur, (...) - donnent ensuite - ou parfois simultanément - la forme définitive aux pages.
Un cadre stable et simple permet de faciliter ce travail :  choix du noir et blanc et découpage établi autour des variantes d'un gaufrier prédéfini.
par Morvandiau publié dans : work in progress
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Lundi 7 janvier 2008
L'élaboration D'Algérie a été nourrie par la question de l'héritage.
Personnel, familial, berrichon et pied-noir mais aussi, plus largement, social, culturel, religieux et politique. De quelle(s) histoire(s) suis-je le produit ? Qu'est-ce qui a contribué à construire ma perception du monde - des rapports franco-algériens en particulier - et les idées que je peux me faire à son sujet ? Autant d'interrogations génériques que j'ai tenté de cadrer dans le fond comme dans la forme en gardant à l'oeil l'endroit d'où je parle.

undefined Les membres du Tactikollectif de Toulouse réfléchissent pareillement sur la question de l'identité et les frères Mouss et Hakim se sont penchés sur leur propre héritage, celui de l'immigration algérienne, en réalisant le disque Origines Contrôlées.

SAMEDI 19 JANVIER à 18h30,
les Musicophages - merci à eux ! - nous donnent l'occasion d'une rencontre autour de ces héritages respectifs pour discussion et concert.
Ce sera aussi l'occasion d'une exposition de quelques pages D'Algérie.


par Morvandiau publié dans : C'est officiel!
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Mardi 1 janvier 2008
Juré, craché, je n'actualise pas ce site avec la gueule de bois !

Toulouse donc: les vendredi 18 et samedi 19 janvier.

Le vendredi, 18h30, à la librairie-café Terra-Nova, le samedi aux Musicophages.

Tous les détails dans mon Agenda.
par Morvandiau publié dans : C'est officiel!
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Lundi 31 décembre 2007
Plusieurs rendez-vous se profilent pour ce début d'année...  mais allez donc demander des précisions à quiconque un 31 décembre !

Toulouse : ce ne sera pas aux dates indiquées précédemment par erreur mais bien les vendredi 19 et samedi 20 janvier que quelque chose se tramera avec les Musicophages.

Côté ouest de la France, Angers, Cholet et Niort se profilent aussi sans doute à l'horizon.

Comme au Jeu des Mille euros, que les communes, librairies, festivals et associations interlopes me contactent (Contact en bas de cette page) pour qu'on cause D'Algérie chez eux : je compte sur vous !

Bientôt plus de détails.

Ah oui, bonne nouvelle, on me susurre dans l'oreillette que le premier tirage du livre frôlant l'épuisement, une réimpression est en cours !

Pour 2008 donc : Always look on the bright side of life !



par Morvandiau publié dans : C'est officiel!
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Dimanche 23 décembre 2007
Ah, bientôt Noël !
Quel cadeau fantastique : ici vous pouvez m'écouter parler pendant plus d'une heure !
C'est  l'émission Tutto per tutti, animée par Henri Landré, et diffusée suite à notre rencontre au café-librairie La  Cour des Miracles le 14 décembre.

Par ailleurs, amis toulousains, il est probable que je vienne saluer la ville rose les 15 et 16 janvier... Tous les détails sous peu !
par Morvandiau publié dans : généralités
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Jeudi 20 décembre 2007
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Le petit poisson rouge d'Edmond Brua,
illustré par André Mathiot.
Editions Baconnier, Alger, 1940.

Les archives les plus simples et les plus évidentes au sujet de l'Algérie furent d'abord les archives familiales. J'ai découvert Le petit poisson rouge d'Edmond Brua, un des livres que mon père lisait gamin, au fond d'un carton.
Ce journaliste et écrivain, ami de Camus, connut une grande popularité en Algérie après la publication en 1942 de La parodie du Cid, adaptation de la pièce de Corneille en pataouète, le langage métissé des pieds-noirs. J'évoque au début de mon livre le goût familial pour la langue et les patois (pied-noir, berrichon mais aussi angevin et, plus tard, gallo). J'ai été à la fois amusé et troublé que cet auteur, lu par mon père enfant, nous ait précédés (mon comparse Vandermeulen et moi) dans la réinterprétation comique de ce classique.

Ci dessous:
La parodie du Cid (Baconnier, 1942) et Le Cid, version 6.0 (Rackham, 2005)

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par Morvandiau publié dans : généralités
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Jeudi 13 décembre 2007
J'ai déjà évoqué ici l'influence, directe ou pas, qu'a pu exercer sur D'Algérie l'attitude du chercheur en sciences humaines, à la fois personnellement impliqué dans l'objet de son étude (ou est-ce l'étude de son objet ?) et en réflexion permanente.
Plusieurs lecteurs m'ont demandé si j'étais retourné en Algérie durant l'élaboration de mon livre, soit par envie, soit par nécessité documentaire.
Le seul voyage que j'y ai effectué, voyage que je relate dans le livre, date de 1988.
Je n'ai non seulement pas éprouvé le besoin d'y voyager à nouveau mais ai plutôt, par ce biais, tenté de me préserver de toute nostalgie : celle-ci risquait bel et bien d'être aussi artificielle que déroutante.
Face au caractère souvent poignant des témoignages familiaux que j'ai pu recueillir, il s'agissait, sans
bien sûr y être insensible, de ne pas oublier le point de vue choisi : le mien.
Français né plus de dix ans après l'indépendance de l'Algérie, j'ai grandi en Bretagne, région où, selon la formule, il fait beau plusieurs fois par jour.
Que faire LÀ et MAINTENANT avec ce que je suis m'apparait être la seule question qui vaille.

couv-numero18.gif Malik Nejmi se pose lui aussi la question de l'héritage et de l'identité.
En 2001, alors que l'oeil électrique était encore un magazine, son comité de rédaction a reçu par la poste des photographies si étonnantes d'intensité qu'il a proposé à Malik de faire la couverture du numéro suivant.

Aux dernières nouvelles, Malik sera présent ce soir - jeudi 13 décembre - à Khiasma pour parler de son livre El Maghreb publié encore et toujours par l'oeil électrique éditions.

Amis parisiens, si vous ne venez pas pour moi (snif), venez pour lui, il parle formidablement de son travail !

par Morvandiau publié dans : work in progress
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